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N°2115 (14)

09 avril 2021 | Semaine 14 2115
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L'édito

Coup de semonce

 

Alors que la PAC administre le quotidien des agriculteurs depuis plus de trente ans, plusieurs réformes de cette politique agricole commune se sont succédées. Une nouvelle version se profile à l’horizon 2023, c’est-à-dire demain.

Le sujet est toujours sensible, et particulièrement en cette période de difficultés des secteurs agricoles. Le moins que l’on puisse dire est que le projet qui circule ne satisfait pas grand monde.

Depuis les 2 dernières réformes, nos modèles régionaux, basés sur la polyculture et l’élevage, n’ont pas été épargnés. Ils ont été contributeurs nets. Équité diront les uns, injustice penseront les autres. Le fait objectif est qu’aujourd’hui, toute baisse du budget de la PAC serait insupportable pour notre département et notre région.

En sortant de 5 années où la compétitivité a été mise à mal : ça n’est plus possible !

La PAC doit rester le socle de la résilience de nos fermes.

En conditionnant la PAC vers encore plus de verdissement, beaucoup d’entre nous vont rester au bord du chemin. C’est inacceptable, dans un contexte économique extrêmement tendu. De plus, il n’est pas tenu compte des efforts énormes réalisés depuis 30 ans.

Le chemin parcouru est énorme et les paysans sont les premiers concernés et impliqués à la protection de l’environnement. Notre pays est d’ailleurs reconnu comme étant un des plus vertueux au monde. Alors pourquoi le ministère tend le bâton !

En prônant la décroissance agricole, l’Union Européenne commet une erreur stratégique et géopolitique.

En lui emboitant le pas, le gouvernement compromet l’autonomie alimentaire et risque la dégradation de la balance commerciale. Au final, la France risque d’importer encore plus de produits agricoles et alimentaires dont les modes de productions sont contraires à nos valeurs.

C’est ce que nous avons dénoncé en manifestant vendredi dernier. C’est ce que nous exprimerons avec conviction au ministre aujourd’hui, avec une délégation de la FNSEA Grand bassin Parisien.

 

Jean-Yves Bricout, Président de l'USAA

N°2109 (08)

26 février 2021 | Semaine 08 2109
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L'édito

Charlotte Vassant

Secrétaire générale de l’USAA

Quand la Serre, l’Oise, l’Aisne et la Marne entrent en crue, c’est un véritable tsunami qui se crée sur nos terres agricoles. Sur un tweet de Christiane Lambert, Paris se voit inonder par les ondes pour faire reconnaître tous les services que l’agriculture rend aux Parisiens dans le silence. Nous sauvons des vies dans les villages, les villes et la capitale des eaux dans l’indifférence la plus générale. L’eau a atteint des débits de 240 m3/s. Le m3 s’est déplacé à 70 % de la vitesse du mur du son pour se jeter dans la mer. L’eau a fait fuir toute la biodiversité, et en moins d’une journée, l’équivalent de 2 fois notre consommation annuelle nécessaire à l’irrigation de notre département a rejoint la mer sans que l’on ne puisse remplir une réserve ! L’eau est venue envahir 20 000 ha dans le département, l’équivalent de la consommation d’eau potable axonaise annuelle et elle s’est étalée sur des kilomètres carrés. Mais comme tout tsunami, l’eau repart à la rivière, emportant avec elle, nos terres les plus fertiles. Rien n’a été étudié pour que l’effet chasse d’eau fonctionne correctement car nous sommes sur des nouveaux niveaux administratifs. De mémoire d’anciens, on n’avait pas connu ça et les noms des parcelles ne l’évoquaient pas du tout. Le manque d’entretien des fossés et des cours d’eau, l’érosion des merlons n’ont fait qu’augmenter ces phénomènes. La suppression des seuils à marche forcée, sans étude hydraulique préalable au nom de la continuité écologique en faisant abstraction de tout l’historique depuis l’ère gallo-romaine. Nous demandons une véritable prise en compte des dommages causés à notre agriculture, une compensation des dégâts irréversibles créés à nos champs et nos pâtures qui ne permettront pas de récolter le fruit de notre travail. Nous témoignons dans l’Agriculteur de l’Aisne notre ressenti d’agriculteur (lire en page 3).

Nous réclamons une véritable gestion dynamique de l’eau en temps réel et une prise en compte des services rendus pour éviter ces raz-demarée ! Nous demandons enfin la possibilité de créer des retenues d’eaux excédentaires, pour préserver les citoyens et leurs biens, avec la possibilité de réutiliser cette eau pour arroser nos cultures et nos fourrages.

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°2116 | avril 2021

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