L'Agriculteur de l'Aisne 04 décembre 2020 a 15h00 | Par Gaetane Trichet

Jaunisse : un travail de fond du Syndicat betteravier

Deux sujets majeurs ont ponctué l’assemblée générale du Syndicat Betteravier de l’Aisne : la réorganisation du Syndicat Betteravier et les néonicotinoïdes.

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- © L'agriculteur de l'Aisne

A situation exceptionnelle, assemblée générale exceptionnelle. Le Syndicat Betteravier de l’Aisne a tenu son assemblée générale cette année en visio-conférence. Les administrateurs se sont connectés autour du président Guillaume Gandon, pour faire le point sur l’actualité de la filière en présence à distance, de Franck Sander, président de la CGB.

Fusion du syndicat betteravier avec la CGB
L’un des faits marquants de cette assemblée a sans aucun doute été l’annonce de la fusion-absorption entre la CGB et les syndicats betteraviers qui devrait être effective au 1er janvier 2021. «L’idée générale est de réorganiser au niveau administratif l’ensemble de la structure, CGB et syndicats betteraviers régionaux. Notre but dans cette action, est d’optimiser les coûts tout en restant combatif pour les planteurs et pour relever les défis liés à un contexte betteravier en évolution» a expliqué Guillaume Gandon. «Notre appui syndical reste le même. Nous sommes là pour défendre les planteurs et leurs revenus en étant proche du terrain». Des propos suivis par ceux de Franck Sander, qui estime que «ce projet travaillé depuis plus d’un an permet de rationaliser notre fonctionnement dans un contexte difficile tout en conservant notre expertise et notre savoir-faire comme le démontre le dossier néonicotinoïdes».

Réparer les dégâts de la jaunisse
La jaunisse a causé de lourds dégâts dans quasiment toute la région betteravière. Pour l’Aisne, le sud a été fortement impacté avec des rendements atteignant seulement 25 tonnes dans certains secteurs pour une moyenne de 55 tonnes sur le reste du département (chiffres à confirmer en fin de campagne NDLR). Guillaume Gandon et Franck Sander se sont félicités de la ré-autorisation des néonicotinoïdes pour la prochaine campagne. Franck Sander a tenu à rappeler l’énorme travail réalisé par la CGB, avec l’appui de la filière, sur ce dossier considéré comme perdu d’avance. Même s’ils restent prudents en attendant la décision définitive du Conseil Constitutionnel. Selon eux, il faudra encore rester vigilant quant aux indemnités allouées aux planteurs. En effet, le Gouvernement a annoncé un plan d'indemnisation dans le cadre du régime des aides de minimis, de maximum 20 000 € sur trois années par exploitation. La CGB se mobilise pour sortir de ce cadre trop restrictif au regard de la structure des exploitations de l’Aisne qui seront pénalisées par ce plafond compte tenu des surfaces importantes par exploitation. Il est essentiel de tenir compte des références individuelles des planteurs et des résultats catastrophiques de l’année. Pour Guillaume Gandon, un troisième volet sur l’économique est à intégrer dans la réflexion.  «Il est absolument nécessaire que nos partenaires fabricants nous donnent des indications de prix avant fin décembre, par exemple un prix minimum. En tout cas, il faut une réponse avant fin décembre pour que les agriculteurs aient une visibilité sur leur prochaine campagne. C’est impératif !».

Ne pas baisser les bras
Certes, la filière est mise à rude épreuve et le moral des agriculteurs n’est pas bon. Mauvaise moisson, baisse des trésoreries,… Et pourtant. Selon Guillaume Gandon, des marchés qui se reprennent, une nouvelle dynamique autour de l’éthanol, la ré-autorisation des néonicotinoïdes pour les trois ans à venir sont de bonnes nouvelles et devraient encourager les planteurs à emblaver la même surface pour 2021. «De nouveaux défis nous attendent, tant sur la génétique, sur l’agronomie, et notre rôle, délégation de la CGB, est bien de défendre les planteurs et leur revenu. Votre syndicat reste et restera un lieu privilégié d’écoute et de défense de vos intérêts» a conclu Guillaume Gandon, assurant qu’il n’enverrait pas les planteurs dans le mur.

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